À Drass, l’hiver reste sur la pente
Par Sidonie Morel
La ville qui mesure le temps en neige
Matin sur la route de Kargil
Drass se trouve le long de la route Srinagar–Leh, cette longue couture qui relie le Cachemire au Ladakh. En été, c’est un endroit que l’on traverse fenêtres ouvertes, en comptant les abricotiers quand on le peut. En hiver, le même itinéraire se rétrécit en un couloir de prudence : pneus adaptés au froid, moteurs laissés tourner un peu plus longtemps, thé versé avant que quiconque ne dise ce pour quoi il est venu. Le nom de la ville la précède, souvent livré comme un avertissement — froid, plus froid, le plus froid — et pourtant la réalité de Drass est moins théâtrale que ne le laisse croire sa réputation. Ici, le froid n’est pas une histoire ; c’est une condition. Il change la façon dont on se tient, dont on tient une tasse, dont on attend qu’une porte s’ouvre.
La neige n’arrive pas comme un rideau. Elle arrive par petites touches, un peu plus chaque nuit, puis un jour la ville se réveille sur la même palette répétée : toit, mur, champ, berge, tout ajusté au blanc. La rivière bouge quelque part en dessous, audible là où la surface est mince. Des empreintes apparaissent puis disparaissent. Le travail de l’hiver n’est pas la tempête ; c’est l’entretien qui suit — pelles, sentiers tassés, remise au net des bords pour que la journée puisse continuer.
À Drass, les détails les plus révélateurs sont les petits : le gravier répandu aux angles, la manière dont les commerçants gardent le seuil dégagé, l’insistance silencieuse de la laine et du caoutchouc à chaque entrée. À la fin de la saison, la neige devient une archive des mouvements. Une trace étroite où les gens ont appris, collectivement, où il est le plus sûr de marcher ; une bande plus large où les véhicules ont raboté la surface en crêtes dures ; une congère douce que personne ne touche parce qu’elle signale un fossé. Ce ne sont pas des observations romantiques. Ce sont les instructions de la ville, écrites chaque matin et révisées l’après-midi.
Un hiver qui refuse de partir
La surprise — surtout pour les visiteurs arrivant d’Europe avec une idée bien rangée de la fin de l’hiver — tient à la durée pendant laquelle la neige reste utile. Drass ne bascule pas d’un coup au printemps. Tandis que d’autres vallées commencent à montrer des bords bruns et un relâchement de surface, Drass peut encore garder sa neige bien au-delà, jusqu’en avril. Les skieurs locaux parlent d’un manteau qui reste profond alors même que le soleil monte déjà plus haut, et de journées où la neige s’assouplit juste assez pour rendre l’entraînement plus indulgent, sans s’effondrer en gadoue. On parle aussi, dans le langage des plans et des études de faisabilité, d’une saison qui pourrait s’étirer du début de l’hiver jusqu’à la mi-mai sur les pentes au-dessus de la ville.
C’est là que l’idée de skier à Drass cesse de ressembler à une curiosité et devient une simple conséquence de la géographie. La neige reste ; le regard change. Une pente qui a toujours été « là » devient un lieu de répétition et d’apprentissage. L’hiver cesse d’être seulement quelque chose à endurer et devient quelque chose à utiliser — avec soin, volontairement, sans prétendre que ce soit facile.
Manman : une pente qui se comporte comme une salle de classe
Au-dessus de la ville, une largeur pratique

Les pentes de Manman dominent Drass avec la logique évidente d’un relief qui semblait attendre depuis toujours. Elles ne s’annoncent pas par des infrastructures. Elles offrent de l’espace. Cela compte plus qu’il n’y paraît. Bien des récits de ski commencent par le matériel et l’accès ; à Drass, le départ, c’est la forme du terrain et la qualité de la neige sous la botte.
La pente est généreuse, assez large pour laisser à un débutant ses zigzags maladroits sans forcer quiconque vers le bord. C’est le genre d’inclinaison où l’on peut voir un apprenant tenter dix fois le même virage, et où il reste encore de la place pour que quelqu’un passe. Par temps clair, la vallée se lit comme une carte : la ligne fine de la route, les toits groupés, la courbe pâle de la rivière. La vue n’est pas le sujet, mais elle aide à comprendre pourquoi l’endroit est discuté sérieusement. Un terrain d’entraînement doit être visible en deux sens : connu de ceux qui pourraient venir, et lisible pour ceux qui doivent gérer la sécurité.
Quand les autorités et les associations locales parlent de Manman, elles parlent avec le vocabulaire des nécessités : remontées mécaniques, dameuses, équipement, une académie officielle qui puisse régulariser l’entraînement et abaisser la barrière pour ceux qui ne peuvent pas se permettre de longs déplacements ailleurs. C’est un langage de budgets et d’appels d’offres, mais c’est aussi celui qui transforme une pente, de rumeur, en lieu où l’on peut revenir chaque hiver et construire une compétence dans la durée.
Le travail lent de construire un sport d’hiver
Une destination de ski se vend souvent comme un produit instantané. Drass n’est pas dans ce commerce, du moins pas encore. Ce qui prend forme ressemble davantage à un projet collectif, qui doit composer avec les réalités du Ladakh : distance, coût, disponibilité inégale du matériel, et le fait qu’en hiver, voyager n’est jamais seulement une question d’envie.
L’ambition est claire. Les propositions autour de Manman décrivent les éléments qui rendraient la pente plus régulièrement utilisable : un système de remontées — télésiège ou téléski — pour que l’entraînement ne soit pas limité au nombre de fois où l’on peut remonter à pied ; du matériel de damage pour maintenir une surface constante ; un stock de skis, chaussures, bâtons, et équipements de protection ; des instructeurs formés non seulement à la technique, mais à l’enseignement. Sur le papier, ce sont des exigences standard. À Drass, cela ressemble à une liste de pièces manquantes qui permettraient à quelque chose déjà présent — neige, pente, intérêt — de devenir une routine.
Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi la conversation gagne du terrain. Dans bien des régions de l’Himalaya, les sports d’hiver sont contraints par l’accès aux stations établies. Dans la région de Kargil, au Ladakh, un argument pratique revient : si Gulmarg n’est pas facilement accessible, si c’est coûteux, si des réalités politiques et logistiques déterminent qui peut y aller et quand, alors il est utile de développer des options locales. L’argument n’est pas formulé comme une rivalité. Il est formulé comme une compétence — développer un savoir-faire, offrir aux jeunes une activité hivernale structurée, et éviter que l’hiver ne soit seulement une saison de limitation.
Apprendre ici, c’est apprendre autrement
Un enseignement sans impatience

Les cours de ski à Drass ne viennent pas emballés dans un forfait d’hospitalité. Ils prennent la forme de camps et de séances d’entraînement qui ressemblent davantage à une journée d’école qu’à des vacances. Quand la Kargil Battle School à Drass organise un camp de ski d’aventure — ces programmes d’hiver conçus pour enseigner les bases — l’accent porte sur les mouvements fondamentaux : glisser, tourner, s’arrêter, traverser une pente sans perdre le contrôle. Le vocabulaire est simple, parfois même abrupt. Il n’a rien du vernis marketing que les skieurs européens ont appris à ignorer.
Observer un débutant apprendre ces bases à Drass est instructif, parce que cela met à nu ce que l’on oublie souvent du ski : ce n’est pas un geste naturel. C’est une série de décisions prises vite par un corps qui négocie encore son rapport à l’équilibre. Dans un camp, le rôle de l’instructeur n’est pas de fournir du frisson ; c’est de fournir de l’ordre. Où se placer. Comment orienter les skis. Que faire des bâtons quand on ne sait pas encore les utiliser. Comment s’arrêter sans paniquer la personne derrière.
L’enseignement est patient parce qu’il le doit. Beaucoup d’apprenants n’arrivent pas avec des cours privés et du matériel loué. Ils arrivent grâce à un réseau local d’opportunités : un programme annoncé, une place disponible, des skis partagés, des chaussures qui ne vont peut-être pas parfaitement. Cette contrainte façonne la manière d’enseigner. Elle privilégie des exercices reproductibles et une progression prudente. Le but n’est pas l’élégance ; c’est une compétence capable de survivre à la tentative suivante.
Tomber comme partie de la méthode
À Manman et sur des pentes similaires, les chutes ne sont pas traitées comme honteuses. Elles sont traitées comme des données. Un apprenant tombe parce que les skis se sont croisés, parce que le poids a basculé trop brusquement, parce que la neige a changé de texture entre l’ombre et le soleil. Chaque chute crée une petite perturbation de la surface, puis la personne se relève et l’instruction reprend. La pente recueille ces traces — griffures parallèles, tranchées peu profondes — jusqu’à ressembler à une page effacée et réécrite.
Il y a un son particulier dans la journée d’un débutant sur la neige : le raclement des carres, le « pouf » doux d’une chute dans la poudre, le coup plus sec quand la surface est compactée par les nuits froides. À Drass, où l’hiver peut être rude, la neige passe souvent par toute une gamme de textures au cours d’une seule journée. Le matin peut être ferme, l’après-midi plus indulgent, puis la surface se retend quand la lumière baisse. Les apprenants s’adaptent sans forcément nommer ce à quoi ils s’adaptent. Cela devient instinct : un type de virage ici, un autre là, une ligne plus lente là où la neige est cassante.
C’est pour cela que l’idée de Drass comme d’un endroit où l’hiver « s’attarde assez longtemps » a du poids. Il ne s’agit pas de la nouveauté de skier dans une ville froide. Il s’agit du temps. Le temps de répéter. Le temps de faire des erreurs. Le temps de s’entraîner sans la pression d’une courte fenêtre de vacances. Le temps pour qu’une culture locale des sports d’hiver se forme, une séance après l’autre.
La question de l’accès, discrètement présente dans chaque plan
Pourquoi des pentes locales comptent au Ladakh

En Europe, le ski est depuis longtemps lié aux infrastructures : routes entretenues pour les visiteurs, système de location fiable, remontées qui transforment une montagne en machine. Au Ladakh, l’équation est différente. L’accès en hiver n’est jamais garanti, et même lorsque les routes ouvrent, le coût du déplacement peut faire d’un sport un luxe. La valeur de Drass tient en partie à sa position dans le district de Kargil et à son raccordement au réseau routier qui existe déjà pour d’autres raisons.
Quand on parle de développer le ski à Drass, on parle rarement en termes de « destination ». On parle en termes de « structure » et de « formation ». L’intention est de créer un lieu où les compétences peuvent être développées localement, au lieu de dépendre de stations éloignées. Cette intention est visible dans la conception des programmes d’entraînement et dans la manière dont les discussions officielles décrivent ce qui est requis : pas un spa, pas une rue commerçante, mais des remontées, du damage, du matériel, de l’encadrement.
On la voit aussi dans les noms voisins qui entrent dans la conversation. Lamochan et Goshan sont cités comme pentes potentielles à Drass, et Naktul apparaît du côté de Kargil comme un autre site de sports d’hiver. Ces toponymes comptent parce qu’ils font passer le ski d’un point unique sur une carte à un petit système régional — plusieurs pentes, plusieurs possibilités, un réseau qui pourrait permettre différents niveaux de pratique et différents types d’événements.
Des cours qui rendent l’hiver lisible
L’une des passerelles pratiques entre l’ambition et le réel, c’est la formation structurée. Ces dernières saisons, l’Indian Institute of Skiing and Mountaineering (IISM) a affiché des cours de ski sur neige à Kargil avec des dates, des durées et des frais clairement indiqués — deux semaines d’instruction, une capacité annoncée, une tranche d’âge, et des tarifs différents selon la résidence. C’est de l’information administrative, mais elle dit quelque chose d’important : on ne se contente pas d’en parler ; on le planifie.
Pour un lecteur européen, cela peut sembler un détail modeste. Au Ladakh, c’est le genre de détail qui change la perception d’un lieu. Une annonce de cours implique un vivier d’instructeurs, un cadre pédagogique, un schéma reproductible. Elle suggère aussi que quelqu’un a fait le travail de coordonner la logistique hivernale : où les participants se retrouveront, quel matériel sera disponible, comment la sécurité sera gérée. Ce sont des réalités peu glamour, mais ce sont elles qui permettent à un sport d’exister au-delà de quelques individus enthousiastes.
La promesse plus large, souvent suggérée sans être surjouée, est que Drass pourrait devenir un endroit où l’éducation aux sports de neige se poursuit plus tard dans l’année que ce que l’on imagine. Si les pentes de Manman peuvent être soutenues par même une infrastructure modeste, le long hiver de la ville devient une ressource plutôt qu’un fardeau.
Le ski de printemps sans le mot « station »
Neige de fin de saison, lumière de début de saison
En avril, les jours s’allongent, et Drass commence à montrer de petits signes de bascule qui ne méritent pas encore le mot « printemps ». Le soleil monte plus haut ; les ombres raccourcissent ; la surface change entre le matin et l’après-midi. En fin de saison, la neige peut devenir étonnamment coopérative. Les habitants décrivent une épaisseur qui tient et une qualité qui facilite les virages quand la couche supérieure s’assouplit sous la chaleur du jour. Des comptes rendus récents ont même présenté Drass comme un lieu où l’on peut skier jusqu’à la fin d’avril, parfois avec des formules de promotion évoquant le « ski d’été » dans la région.
L’expression est un peu trompeuse — Drass en avril n’est l’été selon aucune mesure européenne — mais elle saisit l’essentiel : ici, la saison de ski ne se ferme pas quand ailleurs apparaissent les premières fleurs. L’hiver reste présent comme un sol utilisable.
Cette fenêtre tardive change le rythme de l’apprentissage. Elle permet aux camps d’entraînement et à la pratique informelle d’avoir lieu quand voyager est légèrement plus facile, quand la lumière offre des séances plus longues, et quand le froid le plus dur a relâché son emprise sans dissoudre entièrement la neige. L’équation n’est pas parfaite ; la météo reste imprévisible. Mais elle est plausible, et dans une région où les occasions dépendent souvent de fenêtres étroites, la plausibilité a de la valeur.
À quoi ressemble la pente à la fin de l’hiver
Les pentes de fin de saison portent leurs propres signes. La surface est marquée par des semaines d’usage — des traces profondément pressées par endroits, une petite arête là où les arrêts répétés ont accumulé la neige en un bourrelet, des zones où le vent a raclé la couche supérieure jusqu’à un vernis dur. Les bords de la pente révèlent ce que la neige cachait : pierres, herbe sèche, sol inégal qui se réaffirmera quand la fonte commencera.
Si vous vous tenez près de la zone d’apprentissage et observez, vous pouvez lire l’ordre du jour dans les marques laissées sur la neige. Un groupe qui travaille les traversées laisse de longues lignes diagonales. Un débutant qui s’exerce à s’arrêter laisse de courtes griffures abruptes. Quelqu’un de plus sûr de lui dessine un arc lisse qui semble presque nonchalant jusqu’à ce que l’on perçoive le contrôle en dessous. Inutile de mythifier cela. La preuve est dans la surface. Drass, au Ladakh, devient un endroit où l’hiver enregistre littéralement l’effort d’apprendre à skier.
Événements, communauté et forme d’un calendrier d’hiver
Quand l’hiver devient public

L’hiver à Drass n’est pas seulement une endurance privée. De plus en plus, c’est aussi une célébration publique, portée par des carnavals et des événements communautaires qui mettent la culture du froid en scène sans prétendre que ce soit facile. Dans les annonces récentes de carnavals d’hiver à Drass, l’accent ne se limite pas au ski ; il s’étend à une idée plus large de la vie hivernale — sport aux côtés de programmes culturels, participation locale aux côtés des visiteurs, un calendrier qui rend l’hiver visible plutôt que quelque chose dont il faudrait se cacher.
Pour les voyageurs, ces événements offrent un autre point d’entrée. Ils donnent une raison de rester au lieu de simplement passer. Ils révèlent aussi comment les sports d’hiver se positionnent dans la région : non pas comme un luxe importé, mais comme une compétence locale pouvant côtoyer la musique, la nourriture et les rassemblements.
Dans un lieu où les récits touristiques s’appuient souvent sur les extrêmes, c’est une histoire plus subtile. Un carnaval d’hiver est, au fond, une décision administrative : autorisations, coordination, horaires, sécurité. Pourtant, il produit un résultat humain — des gens réunis dehors sous une lumière froide, parlant en petits groupes, regardant de jeunes participants tenter une descente, applaudissant non pas parce que c’est spectaculaire, mais parce que c’est à eux.
La petite économie de l’équipement et du soin
Le ski entraîne avec lui une micro-économie rarement évoquée dans les documents promotionnels : des chaussures qui doivent sécher, des gants à réparer, des fixations à ajuster, des skis dont il faut entretenir les carres. À Drass, où l’hiver est long et où il faut bien utiliser les ressources, cette économie devient une part du récit. Le matériel n’est pas jetable. Il est partagé, raccommodé, nettoyé, rangé.
Cette attention pratique est l’une des raisons pour lesquelles la formation locale compte. Si le ski doit devenir une part de la vie hivernale de la région plutôt qu’un spectacle occasionnel, le savoir doit inclure le soin : comment garder le matériel fonctionnel, comment le protéger de l’humidité et des dommages du froid, comment enseigner en sécurité sur une neige variable. Ce sont des compétences qui n’apparaissent pas sur les photos, mais qui déterminent si un sport d’hiver peut durer.
Quitter Drass avec l’hiver encore présent
Ce qui reste quand la journée s’achève

À la fin d’une journée sur la pente, les preuves vous suivent en redescendant. La neige tassée dans les semelles tombe par petits morceaux sur le pas de la porte. Les gants sont suspendus là où ils peuvent sécher sans se raidir. Le thé revient, non comme une récompense, mais comme une routine. Le corps emporte son propre inventaire : cuisses fatiguées par la position répétée, épaules douloureuses à force de chutes, poignets raides d’avoir poussé pour se relever. À Drass, ces détails ne se lisent pas comme héroïques. Ils se lisent comme les conséquences ordinaires d’un temps passé dehors en hiver à faire quelque chose qui exige de l’attention.
En fin d’après-midi, une lumière particulière tombe sur la vallée — fine, basse, sans romantisme. Elle transforme la neige en une surface de petites réflexions plutôt qu’en champ vide. Les gens se déplacent plus vite à mesure que la température baisse. Si vous vous retournez vers la pente, vous voyez les dernières traces taillées dans la couche ramollie du jour, bientôt resserrée par la nuit.
Drass ne cherche pas à se faire passer pour une station de ski. Elle affirme, discrètement, être un endroit où l’hiver reste assez longtemps pour que l’apprentissage devienne possible. Les ambitions autour de Manman — remontées, dameuses, académie officielle — peuvent prendre du temps à mûrir. Pourtant, dès maintenant, les éléments de base sont là : une longue saison, une pente faite pour la répétition, et un sérieux croissant autour de l’enseignement. Pour un voyageur qui aime les lieux encore en train de trouver leur rythme, Drass offre l’hiver non comme un spectacle, mais comme une saison de travail où l’on peut revenir.
Sidonie Morel est la voix narrative derrière Life on the Planet Ladakh,
un collectif de récits qui explore le silence, la culture et la résilience de la vie himalayenne.
